La question qu’on nous pose en premier, c’est toujours « combien pour un site ? ». La bonne question, c’est plutôt : qu’est-ce que vous avez déjà de prêt à vendre en ligne ?
Neuf fois sur dix, la réponse est : rien de structuré. Des photos prises au téléphone dans l’arrière-boutique, des prix notés sur un cahier, un stock qu’on connaît de tête. Ce n’est pas un problème — c’est la situation normale d’un commerce qui tourne. Mais c’est là que se joue la moitié du budget et des trois quarts du délai.
Ce qu’une boutique en ligne exige vraiment
Un site e-commerce, techniquement, se monte en quelques jours. Ce qui prend du temps, c’est de produire pour chaque produit :
- une photo exploitable, sur fond neutre ou en situation, au bon format ;
- un titre qui correspond à ce que les gens tapent dans Google ;
- une description qui répond aux questions qu’on vous pose en boutique ;
- un prix, un poids, des dimensions — le poids conditionne les frais de port ;
- une référence unique, pour ne pas vendre deux fois le dernier article.
Multipliez par trente produits. C’est ça, le chantier.
Par où commencer concrètement
Ne mettez pas tout en ligne. L’erreur la plus fréquente, c’est de vouloir reproduire l’intégralité de la boutique physique. Commencez par vos vingt à trente meilleures ventes, celles qui partent toutes les semaines. Vous saurez très vite ce qui fonctionne en ligne, et ce n’est pas toujours ce qui marche en magasin.
Photographiez par lots. Une demi-journée, une nappe blanche près d’une fenêtre, et vous faites cinquante produits. Étalé sur trois semaines, vous n’en ferez jamais que six.
Écrivez comme vous parlez. La meilleure fiche produit, c’est la réponse que vous donnez au client qui hésite devant l’étal. « Ce rhum-là, c’est celui qu’on prend pour un ti-punch, il est plus rond que l’autre. » Ça vend mieux que trois lignes de vocabulaire marketing.
Le poids, ce détail qui coûte cher
Si vous comptez livrer hors du territoire, le poids et l’encombrement de chaque produit doivent être renseignés dès le départ. Un tarif de port mal calibré, c’est soit des paniers abandonnés au moment du paiement, soit des commandes que vous expédiez à perte. Sur des produits lourds — rhum, épicerie, déco — l’écart entre les deux se joue à quelques centaines de grammes.
Ce qu’on prend en charge
C’est précisément cette étape que couvre l’audit gratuit : on regarde ce qui existe, on estime le travail de structuration réel, et le montant de mise en place s’ajuste en conséquence. Un commerçant qui arrive avec un catalogue Excel propre et des visuels corrects ne paiera pas la même chose que celui qui part d’un cahier — et c’est normal.